Le
horse ball de nos jours
Le
horse ball a longtemps été considéré
comme un sport dans lequel l'engagement physique prenait le
pas sur le respect des chevaux et leur dressage.
Pourtant,
l’aspect engagé du horse ball a cédé
la place à la technique et à l’esprit tactique.
De nos jours, les joueurs sont avant tout des cavaliers : le
choix et le dressage des chevaux sont devenus essentiel à
l’exécution précise des techniques de jeu,
ainsi qu’à l’expression des qualités
individuelles.

Jean
Baptiste Depons et Cyrano de Blanzac,
sous les couleurs de la France.
La
pratique du horse ball était au départ, un exercice
de mise en selle, inventé par le Capitaine Clave (années
1930). Encore aujourd’hui, les valeurs pédagogiques
et ludiques de la discipline sont utilisées dans tous
les centres équestres et poney club français et
étrangers. Cela permet de faire découvrir une
autre forme d'équitation, aux petits comme aux plus âgés,
en mal de sensations fortes.
Le
Fair Play, l’esprit sportif, sont les principes essentiels
du horse ball, ce qui le rapproche des valeurs développées
par le rugby. L’éthique et le respect des chevaux
régissent l’ensemble du déroulement des
compétitions et des règles du jeu.
L'obligation
d'effectuer 3 passes entre 3 joueurs différents d'une
même équipe, avant de pouvoir marquer un but, en
fait un véritable sport collectif : c’est ce qui
fait la différence entre le horse ball et les autres
disciplines équestres. L’engouement suscité
par la vitesse des actions, le jeu de balle, ainsi que l’attrait
de la combativité collective, font du horse ball un véritable
spectacle. Ces sensations sont ressenties par les joueurs, mais
également par les spectateurs qui vibrent et s'enthousiasment
autour des terrains.

De
nombreuses compétitions sont organisées sur le
territoire français. Elles rassemblent de plus en plus
d’équipes et des spectateurs de plus en plus jeunes.
En effet, le horse-ball est accessible à tous, quel que
soit l’âge et le niveau équestre des cavaliers
: de la catégorie moustique, pour les enfants âgés
de 6 ans, jusqu’à la catégorie vétérante.

Un
match Jeune au Portugal.
La
France compte environ 350 équipes, réparties dans
plusieurs catégories (ce chiffre ne comprend pas le nombre
de pratiquants hors compétition) :
-
Senior, 4 divisions (Elite, N2, N3 et N4 et Critérium)
- Féminin, 6 divisions (Elite N2, N3, N4, N5 et
Critérium)
- Jeunes, 6 catégories (Poussins, Benjamins, Minimes,
Cadets à poney, Cadets à cheval, Juniors) sous
divisées en plusieurs divisions.
- Clubs, 5e catégorie
- Sociétaire
De
plus, la Coupe de France est disputée chaque année,
elle est ouverte à toutes les équipes, quelle
que soit sa catégorie.

Laurence
Ricou et Capitan,
sous les couleurs de l’équipe de Chambly.
Intéressant de plus en plus de pays, le horse ball doit
se développer dans les structures des fédérations
nationales affiliées à la fédération
équestre internationale. Plusieurs nations pratiquent
le horse ball, notamment, l’Allemagne, l’Autriche,
la Belgique, l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Italie
et le Portugal, et participent au Championnat d’Europe.
La discipline est aussi présente en Afrique du Nord,
au Canada, sur la Côte Ouest des Etats-Unis, au Moyen
Orient, dans les pays de l'Est, en Corée, en Amérique
du Sud...

L’équipe
de France, championne
d’Europe 2002 (Beja, Portugal) |

L’équipe
du Portugal 2002, médaille de Bronze
au Championnat d’Europe 2002 (Beja, Portugal) |
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