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L.Segear : être utile pour son sport !

Auteur : www.horse-ball.org | Date : 13-08-2020

INTERVIEW
Loïc SEGEAR - Jeudi 13 Août 2020

L’arbitre de horse ball fait partie intégrante du jeu : effectivement, sans arbitre pas de match. A la manière de n’importe quel autre sport d’équipe, l’arbitre est au moins aussi important que le dressage du cheval ou la maitrise du ballon. Seuls juges sur les matchs, les arbitres sont les modérateurs et les protecteurs du jeu. Plus largement, ils sont garants de la sécurité sur et autour du terrain.

La rédaction de www.horse-ball.org a souhaité partir à la rencontre de quelques arbitres incontournables du paysage horseballistique français… C’est au tour de Loïc Segear, afin de mieux connaitre sa vision de la discipline, son implication ainsi que son regard sur le rôle d’arbitre.

Horse Ball

. Bonjour… Pourriez-vous nous présenter votre parcours dans le monde du horse ball et les raisons qui vous ont poussé à vous engager dans l’arbitrage ?

. Loïc Segear : J’ai baigné dans le horse ball avant même ma naissance. J’étais probablement une idée dans la tête de mes parents pendant qu’Olivier Ségear coachait les jeunes Thiessard (entre autres)… J’ai donc commencé à jouer au horse ball dès que j’ai eu l’âge de monter à poney. J’ai eu le plaisir, avec le club de Loire sur Rhône, de glaner quelques titres ici et là, de franchir les divisions les unes après les autres en Mixtes, jusqu’à la Pro Elite. Je constate d’ailleurs que depuis que j’ai arrêté de jouer, l’équipe est devenue l’une des favorites pour le titre : il était donc grand temps que je m’arrête de jouer ! J’ai eu aussi la joie de remporter le Championnat d’Europe Under 16 en 2007 avec l’Equipe de France.
La raison pour laquelle je me suis lancé dans l’arbitrage est la même qui ont poussé toutes celles et tous ceux qui s’impliquent dans ce sport, autrement qu’en étant juste « consommateur ». Sans personnes engagées, pas d’organisation, pas de horseball. On a besoin d’entraineurs, d’organisateurs, de chronométreurs, de secrétaires, de speakers, de cuisiniers d’un jour pour tenir les buvettes, et d’arbitres pour tenir les matchs. J’ai tenu à peu près tout ces rôles, toujours avec beaucoup de plaisir.
Plus précisément, je me suis lancé très jeune dans l’arbitrage parce que c’était une nécessité pour que les journées en Rhône-Alpes aient lieu, tout simplement. J’y ai pris goût et j’ai découvert que même en tant qu’arbitre, on pouvait avoir de l’ambition : franchir les paliers, arbitrer les Championnats de France, les matchs cruciaux… C’est aussi évidemment motivant. Je suis aussi très investi à l’International parce que beaucoup de nations ont besoin qu’on les aide sur ce plan-ci, et ça me permet en échange de découvrir d’autres pays, d’autres cultures et de rencontrer plein de gens géniaux !

. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris, quant aux compétences nécessaires à la fonction d’arbitre, et qui ne sont peut-être pas des qualités premières pour vous ?

. Loïc Segear : Avoir les yeux partout tout en gardant calme et sérénité ! J’ai eu l’occasion d’arbitrer aussi un peu de football et de handball, eh bien je peux vous dire que le horse ball est bien plus complexe à arbitrer ! Quand on arbitre des petits niveaux, il y a beaucoup de fautes, et il faut trouver le bon équilibre entre pédagogie, laissé le jeu se poursuivre, et sécurité. Pas évident. Et plus on monte dans les niveaux, moins il y a de fautes mais en même temps, tout va plus vite. Beaucoup plus vite ! Quand on débute, voir une faute, décider si ça vaut le coup de siffler, siffler, indiquer la nature de la pénalité, expliquer la faute, mettre les joueurs en place… Ça peut paraître tout bête, mais ça fait beaucoup de choses à penser en l’espace de quelques secondes à peine. C’est souvent ce que les jeunes que j’ai en formation me disent : « c’est trop dur, faut avoir les yeux partout et faut tout faire ! On ne s’arrête jamais, c’est intense ! ».
Personnellement, ce qui est difficile pour moi, c’est de trouver le bon équilibre entre ma rigidité quant à la règle (j’avoue être un peu obtus quelquefois) et la fluidité du jeu. J’ai parfois du mal à me faire oublier car déjà en tant que joueur, je ne supportais pas de subir des fautes parfois inutiles comme une prise de bras dans une courbe à la maison. Mais en tant qu’arbitre, on ne peut pas tout siffler, tout le temps, et c’est  sur quoi je travaille le plus.

. Donnez-moi 1 avantage et 1 inconvénient à arbitrer ?

. Loïc Segear : Pour moi, l’énorme avantage quand on est arbitre, c’est de se sentir utile pour son sport. On prend nos responsabilités et on peut même penser avoir une influence plus ou moins forte sur l’évolution du jeu à moyen et long terme. Je m’explique. J’ai arrêté de jouer entre autre parce que le sport me faisait de plus en plus peur, comme joueur mais aussi comme spectateur. Il est vrai que ces dernières années, l’arbitrage a peut-être été un peu dur, mais la volonté, c’était de sécuriser le jeu et de miser sur la prise de conscience des joueurs et entraîneurs. Aujourd’hui, bien entendu, certains matchs font encore peur mais je trouve que c’est moins une généralité que ça pouvait l’être il y a encore peu. C’est une opinion personnelle qui est bien évidemment discutable, mais j’ose espérer que les arbitres ont contribué à rendre le sport moins dangereux qu’il ne l’est de toute façon. Ça, il faut toujours l’avoir en tête.
L’inconvénient, c’est clairement qu’on passe globalement de moins bonnes soirées et qu’une certaine distance se crée avec des personnes avec qui on s’entendait très bien avant. L’entente est toujours là, bien entendu, mais c’est différent, et parfois pesant. Quand on vient me parler maintenant, ce n’est que pour parler d’arbitrage, tout le temps. Presque jamais pour autre chose. Maintenant, quand on s’investit dans ce rôle-là, on s’y attend forcément et on essaye de s’y préparer psychologiquement comme on peut. Mais il faut le dire, parfois, on rentre à la maison après une journée ou un weekend horse ball en broyant sévèrement du noir et en se disant qu’on arrêtera tout. Surtout quand sur un article, des personnes anonymes ne se gênent pas pour commenter et porter atteinte à notre propre dignité en étant insultant. J’ai des défauts, mais s’il y en a un que je n’ai pas, c’est celui d’être fermé à la discussion. Bien au contraire. Il y a simplement le bon moment pour cela, et la bonne façon de s’y prendre. Quand on s’adresse à un arbitre, pendant un match, au bar, ou sur internet, on s’adresse avant tout à un humain qui fait de son mieux. Et parfois, on l’oublie un peu. Encore une fois, on sait très bien que ça fait partie du jeu. Probablement que le fait que l’on soit un petit sport ou presque tout le monde se connait et se côtoie amplifie ce sentiment de solitude.

. D’après-vous faut-il avoir été joueur (ou être joueur), pour être un meilleur arbitre ?

. Loïc Segear : Il y a débat. Évidemment, je pense que ça aide beaucoup. Mais ne jamais avoir joué n’empêche pas forcément d’être un bon arbitre, et inversement. Je dirais que si on veut se lancer dans l’arbitrage sans avoir été joueur, il faut à la base bénéficier d’un charisme dans la vie de tous les jours, d’avoir confiance en soi. Ensuite, il faut beaucoup arbitrer, d’abord à petit niveau, en étant encadré par des personnes expérimentées, se faire évaluer, être à l’écoute. Il faut aussi regarder beaucoup de vidéos. Si vous êtes parent et souhaitez vous investir dans l’arbitrage, le weekend, oubliez Netflix un temps et posez-vous devant youtube, livehorseball ou autre, et regardez des matchs, analysez les décisions… Chaque arbitre devrait le faire, mais d’autant plus lorsqu’on n’a pas joué. Ainsi, on peut devenir un bon arbitre de horse ball. Avoir été joueur fait surtout gagner du temps, sur la maîtrise du règlement, sur l’esprit du jeu, son environnement. Un joueur de Pro Elite qui n’a jamais arbitré, à qui on confie un match Minime, s’en sortira probablement mieux qu’un arbitre qui débute et qui n’a jamais joué. Les joueurs ont un temps d’avance.

. Les arbitres sont souvent source de frustration pour les concurrents… bien souvent, les joueurs impliquent les arbitres dans la responsabilité de leur propre contre-performance… Comment vivez-vous ces critiques ?

. Loïc Segear : Comme je l’ai dit plus haut, on s’y attend, et donc on s’y « prépare » car c’est tout simplement inévitable. Il est vrai de dire que malheureusement, les décisions arbitrales discutables peuvent parfois avoir une part d’incidence sur le résultat final d’un match, même si je pense que ça reste assez rare. Le but, c’est d’éviter que ça n’arrive. Je pense que tout le monde est conscient que les arbitres peuvent faire des erreurs et que forcément, quand elles sont lourdes de conséquence, ça provoque la frustration, voire la colère des joueurs, entraîneurs et supporters. Quand on est arbitre et qu’on a été joueur ou qu’on est joueur, évidemment cette frustration on la comprend d’autant mieux parce qu’on l’a forcément vécu aussi. Je me souviens d’une finale Juniors Elite en tant que joueur où j’ai littéralement « pété les plombs » après le match, estimant avoir été lésé par l’arbitrage. Pire, d’avoir subi un arbitrage tendancieux ! Évidemment, ça n’était pas le cas, et j’ai eu la présence d’esprit de libérer cette colère qu’une fois rentré aux boxes, loin des arbitres. J’ai revisionné les images et j’ai souligné les erreurs d’arbitrage effectives, mais j’ai aussi souligné les tirs manqués, les réceptions de passe ratées, les lancers de touche imprécis… C’est ce que je réponds souvent, à chaud, à un joueur ou un coach énervé : je reverrai les images pour faire mon auto-critique, je vous invite à faire de même ! Quoi qu’il arrive, c’est le respect de la dignité de tous qui doit primer. Il n’est pas rare que des joueurs ou coaches m’envoient des séquences vidéo quelques jours après un match. Le dialogue s’installe et chacun admet ses erreurs, ou explique ses décisions ou réactions. C’est bien plus productif qu’une réaction à chaud après ou pendant un match, ou qu’une réaction anonyme et violente en commentaire de bas d’article, même si on peut comprendre que parfois, c’est difficile.

. Comment organisez-vous la formation des arbitres dans votre région ?

. Loïc Segear : En Rhône-Alpes, j’ai la chance de travailler avec Guillaume Vergnaud, qui est très investi dans la région. Ensemble, nous sommes responsables des formations, de l’évaluation et du suivi des arbitres de la région. Chaque année, 2 ou 3 formations au minimum sont organisées, avec le plus souvent 2 groupes : un groupe qui n’a jamais arbitré ni suivi de formation et un autre groupe ayant déjà suivi la formation théorique initiale, avec lequel on est dans le traitement de sujets plus avancés, avec davantage d’ateliers vidéo (communication, prise de décision, thématique réglementaire précise...).  
L’autre particularité chez nous, c’est que chaque Cadet engagé a l’obligation, dans une année, de suivre au moins une formation et d’arbitrer au moins 3 matchs sur la saison. J’avoue que j’étais sceptique de cette idée lancée par mon acolyte (Guillaume Vergnaud), mais il faut avouer que ça fonctionne très bien. En 2 ans, seul un joueur Cadet n’a pas suivi de formation ni arbitré de match. On ne lui a pas coupé la tête, mais il est seul, et je pense que ça suffit à lui montrer que c’est un peu dommage. Tous les autres ont joué le jeu avec le soutien de leurs clubs et de leurs parents. Certains ne s’y retrouvent pas, parce qu’ils ne sont pas faits pour ça et ça arrive, ça se comprend. Mais finalement, beaucoup apprécient le fait de prendre en charge des matchs et au final, on a recruté des arbitres dans la durée car ils sont demandeurs ! J’en profite pour les féliciter ici et je les encourage à poursuivre dans cette voie. Certains ont même un réel potentiel pour devenir de très bons arbitres. En début de saison prochaine, nous allons ouvrir une formation aux Présidents de jury pour que celles et ceux qui s’investissent depuis un moment puissent franchir un palier, mais ça sera aussi une nouveauté pour nous ! Une belle expérience à venir !

. Comment s’organise la prise en charge financière des arbitres au niveau régional ?

. Loïc Segear : C’est très différent d’une région à l’autre ! Ce que je peux vous dire c’est qu’il n’y a pas de solution miracle, mais c’est un point que les commissions horse ball des CRE ne doivent pas négliger, car c’est en partie ce sujet qui va pousser des gens à arbitrer, même s’il n’y bien évidemment pas que cet aspect-là. En Rhône-Alpes, la région dont j’ai la charge d’organiser l’arbitrage avec Guillaume Vergnaud, les arbitres sont pris en charge via un défraiement kilométrique depuis le lieu de licence vers le lieu de la compétition. L’organisateur prend en charge le repas du midi des arbitres qui officient sur au moins 3 rencontres. C’est un système comme un autre, qui a ses points forts et ses points faibles, mais il fonctionne plutôt bien.

. Pensez-vous qu’il serait bénéfique de mettre en place un système permettant obligatoirement aux joueurs et entraîneurs de s’essayer à l’arbitrage ?

. Loïc Segear : Évidemment, j’y suis favorable et je pense qu’effectivement ça serait bénéfique. Pourquoi pas sous la forme d’une sanction en cas de carton jaune par exemple ? Pour autant, je suis sceptique sur la forme. Concrètement, tout le monde ne peut pas arbitrer, sur le plan purement logistique. Certains entraîneurs qui engagent beaucoup d’équipes sur chaque journée de compétition auront bien des difficultés à se libérer un moment pour arbitrer un match, c’est une réalité qu’il faut prendre en compte. Cependant, ça ne concerne, je pense, que très peu d’entre eux. Alors pourquoi pas, mais il faut bien réfléchir à tous les aspects (quelle formation avant de prendre un sifflet, quel suivi ?...).

. Selon vous, quels sont les points ou les axes de réflexion essentiels à l’évolution de la discipline et à l’arbitrage ?

. Loïc Segear : Pour ce qui est du développement du horse ball, il serait nécessaire de sensibiliser les jeunes enseignants à la discipline afin qu’ils ne la négligent pas. Pire, qu’ils ne la rejettent pas ! Il y a donc un gros travail à faire en termes de formation des enseignants d’équitation pour augmenter le nombre de pratiquants, en les poussant à proposer la discipline dans leurs futures leçons. Il faut améliorer l’imagine de notre sport.  
Ensuite, il faut montrer aux dirigeants de centre équestre que s’appuyer sur le horse ball peut être un axe de développement économique… qui marche ! Pour cela, il faut montrer des modèles. Il y a des clubs qui vivent en grande partie grâce au horse ball, et ce sont d’ailleurs les clubs les plus solides. Je pense bien entendu à mon club, Loire sur Rhône, mais il y en a d’autres comme Chambly ou encore Meurchin. Intéressons-nous à ces clubs : comment fonctionnent-ils ? En quoi le horse ball leur est bénéfique sur le plan économique ?
Pour ce qui est du haut niveau, il est urgent de revenir un peu en arrière. Ça n’est que mon avis. On a trop déconnecté le haut-niveau du reste. Je pense que les décisions actuelles et les réflexions autour vont dans le bon sens : vers une régionalisation du horse ball, redynamiser les zones. Certes, tout le monde n’y trouve pas son compte, mais sur le plan économique pour les joueurs, ça parait indispensable. Repasser la Pro Elite à 8, est je pense, une très bonne chose, et je pense même qu’il faut aller plus loin et supprimer les circuits fermés. Le système de l’Amateur Elite actuel est très intéressant, même s’il nécessite sans doute quelques ajustements. C’est à approfondir pour la Pro et la Pro Elite. Là encore, ça n’engage que moi et je comprends tout à fait que beaucoup ne partagent pas forcément cet avis. Il y a des arguments valables dans les deux sens.

. Merci d’avoir répondu à nos questions… à très bientôt !

Vos commentaires

Publié par ouvrezlesyeux le 20-08-2020 11:23

Un peu surpris de la faculte des gens a se voiler la face. Avant de trouver des regles pour americaniser ne devrions nous pas etre honnete ? Les regle du HB sont quasi inchangees depuis de nombreuses annees. Les regles ne changes pas trop mais pourtant c'est moins bien. n'y aurait-il pas un autre facteur ? Les joueurs, les chevaux, les equipes ? Avant de penser au la NBA, ne devrions nous pas monter un peu plus a cheval, avoir des entrainements regulier, travailler la technique individuelle et collective. Alors oui nous pouvons trouver des coupables mais les equipes ne s'entraine plus trop, les joueurs sont moins sur leurs chevaux. Cela n'a rien avoir avec les regles ou le spectacle. N'avez-vous pas ete surpris de la qualite du jeu et des prestations impressionnantes lors des dernieres finales de la coupe de France avec Bordeaux, Loire et Chambly ? Pourtant, c'etait les memes regles, les memes arbitres ! Peut-etre faut-il se poser les questions dans l'ordre et les bonnes. Il est possible aujourd'hui de produire un superbe horse ball, encore faut-il s'en donner les moyens. A mon avis en NBA, les
mecs ne lesine pas sur le travail et ensuite vient des regles permettant de mettre tout ca en valeur. Pas l'inverse. Ce n'est que mon avis mais la Coupe de France de l'an passe nous demontre tout ce qu'il faiut pour arreter de remettre la faute toujours autre part et ne pas voir les choses en face. Le HB est fait par les equipes qui le pratique avant tout, pratiquons le avec energie, technique, equitation, tactiques collectives. Le reste viendra tout seul.

Publié par NBA2K21 le 20-08-2020 10:45

Pour americaniser le sport et le rendre plus spectaculaire il faudra a long terme reprendre les regles qui ont ete mises en place en NBA, a savoir, shoot a 3 point et temps limite pour marquer.
Avec ca je peux vous dire que le sport sera un vrai spectacle et je pense que c est le meilleur moyen de le developper, on avait un sport telegenique et spectaculaire, et ca se perd de plus en plus (ne nous voilons pas a face), alors autant mettre des regles en place intelligente pour inciter les joueurs a faire du spectacle, pas comme cette regle d'arreter le shoot a une main...

Publié par AmateurdeHorseball le 18-08-2020 23:34

Pour se developper, l'organisation du horse-Ball devrait s'inspirer un peu plus de l'organisation des autres sports collectifs. Je trouve qu'aujourd'hui le horse-Ball est plus organise comme un sport equestre (tous les concurrents au meme endroit au meme moment) qu'un sport collectif (une rencontre par endroit). Il serait sans doute possible d'adopter une organisation mixte permettant plus de matchs dans les clubs engages avec eventuellement les phases finales avec tout le monde au meme endroit. Cela permettrait d'elargir la visibilite du horse-Ball et d'accroitre le developpement economique pour les clubs. La regionalisation des matchs est une solution; elle devrait etre amplifiee et ne garder que les finales pour reunir tout le monde au meme endroit.

Il y a aussi quelques regles qui pourraient evoluer ou etre mises en place pour accroitre le spectacle : arret des 3 passes (C'est une regle pour un jeu pas un sport), mettre en place une regle de 'nrefus de jeun' qui obligerait les equipes a tirer au but plus rapidement (comme au Handball), but a 1 ou 2 points selon distance (basket-ball),... ce sont des propositions pour ouvrir le debat

Vive le horse-Ball !!!

Publié par Nonore le 18-08-2020 08:20

Tout comme Loic, bien que je te rejoigne dans ton developpement, je ne suis pas tout a fait d'accord avec toi 'detail', en particulier sur un point.
Je te concede que, comme tu l'as tres bien dit et explique, 'l'arbitre peut avoir un impact sur le resultat final'. Ca ne peut pas etre remis en question. Et il peut arriver que sur certains matchs, un arbitre se plante totalement, le nier n'avancerait a rien non plus. Mais ce n'est pas la situation la plus courante.
Ainsi, je ne pense pas que l'on puisse justifier qu'un joueur ou un coach en veuille a un arbitre. En effet, cela etayerait le presuppose selon lequel, pour un nombre de fautes egal, la responsabilite de la perte ou du gain d'un match serait plus grande pour un arbitre que pour un joueur, comme si l'arbitre avait plus d'influence sur le jeu qu'un joueur. Doit-on alors penser qu'accorder une faute a la mauvaise equipe sur une priorite de ramassage soit plus 'grave' que louper le ramassage lui-meme, etc. ? A partir de la, puisque tout le monde fait des erreurs, tant les arbitres, que les joueurs et que les coachs, je ne pense pas que, pour l'ecrasante majorite des cas, on puisse en vouloir a un arbitre autrement qu'en son fort interieur.

Publié par Loics le 17-08-2020 18:00

Bonjour 'detail' et merci pour ton commentaire argumente (dommage cet anonymat encore une fois mais au moins c'est constructif). Je suis en grande partie d'accord avec toi a ceci pres que si, la performance des equipes a une influence sur l'arbitrage. S'il y a de nombreux dechets techniques, de mauvaises decisions de joueurs, cela provoque inevitablement des situations sources d'erreurs d'arbitrage. Exemple : nombreuses balles au sol veut dire beaucoup de priorite de ramassage a annoncer, ce qui est loin d'etre toujours evident. Une ou des equipes bouillonnent entrainent des decisions difficiles et qui dit decisions difficiles dit erreurs d'arbitrage. Souvent ici les gens viennent critiquer l'arbitrage apres des weekend particulierement marques par des contre-performances dans le jeu des equipes avec de nombreux dechets techniques. Attention un mauvais arbitrage n'est pas necessairement la faute des joueurs, mais je dis juste que les 2 sont malgre tout intimement lies. Aux arbitres de s'ameliorer dans les situations difficiles et aux equipes de proposer un jeu propre avec un nombre limite de dechets techniques provoquant des situations difficiles a juger.

Publié par detail le 17-08-2020 14:17

Belle itw, enrichissante pour la vision de l'arbitrage par les joueurs... Ceci dit, un detail important sur ce que tu dis concernant la remise en question des joueurs et des coachs... Il y a quand meme une verite qui peut faire qu'un joueur ou qu'un coach en veuille a un arbitre, c'est que l'arbitre peut avoir un impact sur le resultat final, et donc sur le match d'une equipe, alors qu'appriori, si une equipe fait tomber cinq ballons par terre et trois lances pas droit, cela ne changera probablement rien a la performance de l'arbitre... l'impact n'est absolument pas le meme, ce qui ne justifie pas tous les comportements bien sur mais en tout cas ca peut en expliquer certains... En ce sens, la performance d'une equipe ne regarde pas l'arbitre puisque cela ne change rien pour lui, alors que la performance d'un arbitre si... Ceci dit, vous faites un travail remarquable et votre engagement dans notre sport est a souligner, et pour ca je dis bravo !

Publié par Oyonnax le 17-08-2020 10:39

Ca faisait longtemps qu'on t avait pas vu @parieurfou avec tes potos sur le forum. welcome back

Publié par Loics le 15-08-2020 12:22

Bonjour Parieurfou,
Mon numero 06 83 82 17 57 / Mon mail loicsegeareps at gmail.com
Ou tu me croiseras cette annee au bord d'un terrain, n'hesite pas a te signaler (parce que je pourrais pas deviner que c'est toi). Je discuterai un moment avec toi sans probleme.
Navre si je ne t'ai pas semble disponible au moment ou tu le desirais. Plusieurs hypotheses : soit c'etait pas le moment, soit malgre ma remise en question j'estimais quand meme avoir raison par rapport a la decision dont tu es venu me parler (oui parce que c'est pas parce que tu n'es pas d'accord que tu as raison, et l'inverse est vrai aussi je te l'accorde, mais on a le droit l'un comme l'autre d'avoir des avis et d'estimer avoir raison sur une decision donnee tout en reconnaissant des erreurs par ailleurs), soit tu es venu avec de l'agressivite et donc j'ai du effectivement couper court au 'dialogue'. Mais je peux pas savoir quelle hypothese est la bonne comme je ne sais pas qui tu es ... dommage. Les arbitres qui ne se remettent pas assez en question, c'est dommage, mais les gens qui viennent comme toi parler derriere un pseudo, c'est quand meme vraiment raz les paquerettes. Oh je l'ai bien fait moi aussi dans ma jeunesse, et si tu es un ado alors je veux bien mettre sur le compte du manque de maturite ton message anonyme, j'en ai aussi manque par le passe, comme tout le monde. Si tu es un adulte que j'arbitre regulierement, alors quel dommage de ne pas etre venu me dire ca en face, je ne l'aurais pas du tout mal pris, au contraire ! Je te laisse une chance de te rattraper (et de me rattraper aussi si j'ai pu manquer d'ouverture a un moment donne, on est tous humains) pour qu'on en discute, tu as maintenant mes coordonnees ;)
Loic

Publié par MerciParieurFou le 15-08-2020 08:37

Merci ParieurFou de nous donner un de ces beaux exemples de personne qui critique l'autre ouvertement et l'assume derriere un beau pseudo plutot que derriere son nom. C'est cette facon de faire qui malheureusement degoute nombre de jeunes qui se lancent dans l'arbitrage. Pour discuter tres regulierement et avec Loic et faire parfois la route ensemble, je peux te dire que oui il y a de la remise en question a chaque fois et que nous sommes toujours desoles de nos erreurs. Ceci etant dit, ne pas siffler de la facon dont le joueur aurait aime qu'on siffle ne signifie pas faire une erreur d'arbitrage. Et reste toujours la question de la facon et du moment pour venir en discuter. Nicolas T par exemple est un bon exemple en venant video a l'appui discuter calmement quelques jours apres quand la tension est retombee. Quentin G-L

Publié par Fandeparieurfou le 14-08-2020 23:07

C est clair ^^
La remise en question est comment dire ... Subjective :')
La soif de pouvoir ...

Publié par PARIEURFOU le 14-08-2020 15:13

quand on vient te voir pour discuter de tes decisions,je ne peux pas dire que ta qualite premiere et la remise en question desole...

Publié par L_indien le 13-08-2020 17:01

itw interessante, bonne idee de pousser les mauvais eleves a s'impliquer. A voir comment.
Le passage des cadets par la case arbitrage. Pourquoi ne pas le rendre obligatoire pour tout pretendant aux edf (jeune/pro).
Il est possible que pour de nombreux joueurs le frein soit psychologique, peur de faire face aux pressions des acteurs, peur de se faire lyncher plus ou moins publiquement ou juste peur de mal faire. Il faut etre courageux pour siffler et assumer son coup de siffler voire accepter son erreur en direct.
Pour le developpement, le travail de hb.o est remarquable mais au vu du nombre de pratiquants et du desinteret de la fede, pourquoi ne pas organiser les etats generaux du hb. Cela permettrait d ouvrir la discussion a toutes les bonnes volontes qui ne font pas partie du cercle ferme du haut niveau ca rejoint peut etre ton idee de raccrocher le haut niveau au reste du monde ...
Le format championnat match aller retour n'est peut etre plus adapte mais revenir a un systeme de qualif pour tout le monde comme je le comprends a travers ton exemple de l AE n'est ce pas trop radical? Jouer dans des lieux tels que la boulerie, saint lo, chazey, deauville etc.. plutot que sous la pluie, dans la boue avec une carriere de detente de 20x30 et un terrain en pente est certainement du au fait d'avoir cette nationalisation de certains niveaux. Pourriez vous organiser 6 matchs de qualif rhones alpes a chazey un dimanche?
Pourquoi pas un syteme propre au hb qui lui donnerai son identite mais qui soit suffisamment clair pour le tout un chacun. Un systeme qui encouragerait le spectacle plus que la comptabilite (des points mais aussi des frais). On a vu en post-covid fleurir des tournois amicaux a cluny, loire, hauteville venant s'ajouter aux habituels de chambly, aubin, st georges d'orques en passant par le hat tolosa, melanger ce format avec celui de la coupe (puisque son retour plait a la fede et fait l'unanimite) tout en gardant le haut niveau comme vitrine et locomotive ?

Publié par Nonore le 13-08-2020 14:15

Merci beaucoup pour cette interview tres interessante !
Quant au sujet des raleurs et des commentateurs du dimanche, souviens toi que la majorite est souvent silencieuse et que ces gens la font beaucoup de bruit, mais restent minoritaires !

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